Roswell
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Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubriqueRoswell : rumeur ou réalité?
par max7301, le 13 Juillet 2008 à 13:11L’incident de Roswell est considéré par certains ufologues et une partie des conspirationnistes comme la plus extraordinaire rencontre rapprochée avec des extraterrestres au XXe siècle. Le scénario le plus communément rencontré consiste en l'écrasement d'un engin spatial d'origine extra-terrestre, près de Roswell (Nouveau-Mexique) en juillet 1947. Les partisans de l'hypothèse extraterrestre (H.E.T.) expliquent en effet, une partie des manifestations d'OVNI (que la communauté scientifique classe aujourd'hui dans le cadre plus général de Phénomène aérospatial non identifié ou PAN) par des visites extraterrestres.
Deux courants de pensées s'affrontent concernant la nature réelle de cet incident : les sceptiques et le gouvernement des États-Unis expliquent l'incident par le crash d'un ballon de recherche top-secret Mogul (voir aussi modèle sociopsychologique du phénomène ovni), tandis que les partisans de la thèse extra-terrestre soutiennent que l'épave retrouvée est celle d'un OVNI extra-terrestre, récupérée et dissimulée par les militaires. L'incident a depuis évolué en phénomène de culture populaire hyper-médiatisé, Roswell devenant l'une des manifestations extra-terrestres les plus célèbres.
Le 3 juillet 1947, Mac Brazel, propriétaire d'un ranch près de Roswell, découvre des débris sur ses terres, et prévient la base militaire la plus proche. Un jeune militaire du Roswell Army Air Field (RAAF) fait alors un premier communiqué de presse, où il annonce qu'ils ont découvert une soucoupe volante (« flying disc ») écrasée près d'un ranch à Roswell, déclenchant un fort intérêt de la part des médias. L' « observation » originelle du phénomène OVNI, celle de Kenneth Arnold, ayant eu lieu un mois plus tôt et ayant eu un écho important dans la presse, les soucoupes volantes étaient dans l'esprit de tous, y compris des jeunes militaires. Le lendemain, le commandement général de la base publie un rectificatif, annonçant que la soucoupe volante était seulement un ballon-sonde[1]. Une conférence de presse est organisée dans la foulée, exposant aux journalistes des débris provenant de l'objet crashé et confirmant la thèse du ballon. L'affaire tombe alors dans l'oubli pendant une trentaine d'années, même parmi les chercheurs d'OVNI.
Mais en 1978, le major Jesse Marcel, impliqué dans la récupération des débris de 1947, déclare à la télévision que ceux-ci étaient sûrement d'origine extraterrestre et que les débris que le général Ramey (responsable de la base) a montrés aux journalistes ne sont pas ceux que Marcel lui a apportés de Roswell. Il fit part de sa conviction selon laquelle les militaires avaient en réalité caché la découverte d'un vaisseau spatial à l'ufologue Stanton T. Friedman. Son histoire circula parmi les amateurs d'OVNI, figurant même dans des revues d'ufologie[2]. En février 1980, le National Enquirer conduisit sa propre interview du major Marcel, attirant l'attention mondialement sur l'incident de Roswell. D'autres témoins et rapports sortirent de l'ombre au fil du temps, ajoutant de nouveaux détails à l'histoire. Par exemple, une grande opération militaire se serait déroulée à l'époque, visant à retrouver des morceaux d'épave, ou encore des aliens, sur pas moins de 11 sites[2], ou encore des témoignages d'intimidation sur des témoins. En 1989, un entrepreneur de pompes funèbres à la retraite, Glenn Dennis, affirma que des autopsies d'extra-terrestres étaient conduites dans la base de Roswell[3]. En 1991, le général Du Bose, chef d'état-major du général Ramey en 1947, confirme que ce dernier a substitué aux débris transmis par la base de Roswell ceux d'un ballon météo, qu'il a montrés aux journalistes.
En réponse à ces nouveaux élements, et après une enquête du Congrès des États-Unis, le Government Accountability Office (organisation de surveillance appartenant au Congrès) demanda à l'Air Force de conduire une enquête interne. Le résultat de cette enquête fut résumé en deux rapports. Le premier, paru en 1995, conclut que les débris retrouvés en 1947 provenaient bien d'un programme gouvernemental secret appelé Projet Mogul[4]. Le second, paru en 1997, conclut que les témoignages concernant la récupération de cadavres extraterrestres provenaient vraisemblablement de rapports détournés d'accidents militaires impliquant des blessés et des morts, ou encore de la récupération de mannequins anthropomorphiques lors de programmes militaires tels que l'opération High Dive, menés autour des années 1950. Ce rapport indique néanmoins que le débat sur ce qui est réellement tombé à Roswell continue et précise que tous les documents administratifs de la base pour la période mars 1945-décembre 1949 ont été détruits, et tous les messages radio envoyés par la base d'octobre 1946 à février 1949 ont été détruits. Le bordereau de destruction ne mentionne pas quand, par qui, et sur l'ordre de qui cette destruction a été effectuée. Ces rapports ont été rejetés par les partisans de la théorie extraterrestre, criant à la désinformation, bien qu'un nombre significatif d'ufologues s'accordent alors sur une diminution de la probabilité qu'un vaisseau alien soit en fait impliqué.[5],[6],[7] Le mystère Roswell reste entièrement partagé.
La vérité à propos du crash à Roswell [modifier]
En 1994, Randle et Schmitt publient un second livre The Truth about the UFO Crash at Roswell (que l’on peut traduire par La Vérité sur le crash d’un OVNI à Roswell) [20]. Bien que le livre reprenne la plupart des arguments du livre précédent UFO Crash at Roswell, il présente tout de même de nouveaux témoignages détaillés et un nouveau lieu de récupération d’extraterrestres est présenté. De plus, un scénario quasi nouveau concernant l’enchaînement des évènements est exposé.
Pour la première fois, il est dit que l’objet s’est écrasé le soir du vendredi 4 juillet au lieu du mercredi 2 juillet, date mentionnée dans tous les livres précédents. Une autre différence importante est l’affirmation selon laquelle l’opération de récupération des extraterrestres était déjà lancée avant même que Brazel aille à Roswell annoncer la présence de débris au ranch Foster. En effet, plusieurs objets avaient été repérés par radar dans le voisinage quelques jours avant que l’un d’eux ne s’écrase. Dans tous les récits précédents, l’armée n’a pris connaissance du présumé crash extraterrestre que lorsque que Brazel le leur a annoncé. De plus, il a été dit que Brazel avait donné une conférence de presse le 9 juillet, et cette conférence de presse ainsi que le communiqué de presse initial annonçant la découverte d’une "soucoupe volante" n’étaient en fait qu’une ruse pour détourner l’attention du "vrai" site où avait eu lieu le crash.
Le livre présente un nouveau témoin, Jim Ragsdale, qui décrit un vaisseau extraterrestre et des extraterrestres juste au nord de Roswell, au lieu d’un site proche de Corona, dans le ranch de Foster. Un groupe d’archéologues confirment cette histoire. Cinq dépouilles d’extraterrestres ont été vues [20](p.3-11). Alors que des débris se trouvaient sur le ranch Foster, aucun corps n’y a été retrouvé.
Dennis et Kaufmann ont détaillé leurs témoignages. Et un nouveau témoin, Ruben Anaya, rapporte la déclaration du Gouverneur Adjoint du Nouveau-Mexique Joseph Montoya selon laquelle il a vu des dépouilles extraterrestres sur la base de Roswell.
Les désaccords entre les chercheurs de Roswell sont davantage exposés dans le livre. Un chapitre entier est consacré à la discréditation des témoignages de Barnett et Anderson sur Socorro, un thème central dans Crash at Corona et dans The Roswell Incident. Les auteurs affirment: « … L’histoire de Barnett, et, en fait, le scénario autour des plaines de San Augustin, près de Socorro, doivent être écartés. » [20](p.155). Une annexe est consacrée à la qualification des documents du Majestic 12, une autre part importante de Crash at Corona, de "canular" [20](p.187).
Les deux livres de Randle et Schmitt gardent une grande influence sur la communauté ufologue, leurs interviews et leurs conclusions étant largement diffusées sur des sites internet [21]. Randle et Schmitt ont affirmé avoir « mené plus de deux cents interviews avec plus de cinq cents personnes » pendant leurs enquêtes sur Roswell
source : wikipédia
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